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Saint-Louis 

Saint-Louis aujourd'hui...

Située par 16° Nord et 61°15’ Ouest, la commune de Saint-Louis occupe la partie Nord d’Aïchi, nom caraïbe de l’île de Marie-Galante.

Saint-Louis est une petite commune rurale de 3000 âmes, la plus étendue de Marie-Galante. Son passé est riche en évènements, son héritage caraïbe existe bel et bien et elle garde encore les traces de la vie ancestrale (survivance des vieux métiers, le charbon de bois, les petits moulins à canne, les charrettes à boeufs et surtout le caractère traditionnel et l’hospitalité de sa population), c’est pour mieux porter témoignage aux générations futures par les enseignements et les messages que celles-ci véhiculent.

De plus, la diversité et la richesse exceptionnelle de son environnement, sont des atouts importants qui aujourd’hui sont en train d’être mis en avant dans le cadre d’un développement harmonieux de l’île, en complémentarité avec les deux autres communes, Capesterre et Grand-Bourg, ses voisines de toujours.

port saint louis

Un peu d'histoire...

Il y a très longtemps, les grands mouvements tectoniques qui l’ont remuée ont provoqué l’apparition d’un escarpement de faille, la barre de l’île, qui sépare aujourd’hui deux régions : au Nord les bas, au Sud le plateau des Hauts ( environ 160 mètres d’altitude). Sur ce plateau, l’érosion a crée des dolines qu’on appelle ici « gouffres » et qui jouent un rôle d’entonnoir : au fond de chacune, une canalisation verticale creusée par la pluie permet l’écoulement de l’eau. A la limite des communes de Saint-Louis et de Capesterre, se trouve d’ailleurs la plus grande grotte des petites Antilles, le trou à Diable.

Vers l’Ouest, le plateau est bordé d’une plaine littorale. C’est dans cette partie que s’installèrent les premiers Français arrivés le 8 novembre 1648 à l’Anse-Bambou où ils construisirent un fort. Ce premier établissement fut détruit en 1653 par les Caraïbes qui avaient occupé l’île après les Arawaks et maintenaient une présence importante sur les Hauts. Ils devaient y rester jusqu’en 1700, date de leur départ pour la Dominique, sous la pression de la colonisation des Européens. C’est à l’Anse du Coq (les bas) qu’ils abandonnèrent le premier village Caraïbe en territoire guadeloupéen, après un millénaire de présence.

Les colons choisirent plus tard un autre emplacement pour s’établir : la Savane, qui allait devenir Grand-Bourg. C’est pourquoi le lieu de la première colonisation fut appelé Vieux-Fort. Il n’y eut aucun habitant jusque vers 1660, où repris progressivement le peuplement.

En 1726, devenus assez nombreux, les habitants réclamèrent la création d’une paroisse car l’église de Grand-Bourg était trop loin pour eux. La demande agrée par le roi, consacra la naissance, sous le nom de paroisse Saint-Joseph du Vieux-Fort, de l’entité qui devait devenir beaucoup plus tard la commune de Saint-Louis. Les limites furent fixées ainsi : « elle commencera de la rivière Saint-François (maintenant rivière Saint-Louis), elle finira à la ravine des Pitons y compris le premier étage de la Barre de l’île ». La situation est demeurée pratiquement inchangée, si ce n’est que Pélisson appartenait à Capesterre et que Saint-Louis s’étendait davantage vers le Haut-Garel.

A la fin du XVIIIème siècle, le quartier de Vieux-Fort comptait 2210 habitants dont 1890 esclaves. En 1843, un tremblement de terre vint détruire le bourg primitif ; le chef lieu de la commune sera transféré alors dans une région encore marécageuse et prendra en 1850 le nom de « Commune de Vieux-Fort Saint-Louis ». Ce déplacement du centre administratif correspondant d’ailleurs à l’essor du peuplement dans toute la région des Hauts et au besoin d’un mouillage plus intéressant pour les navires. La Mairie fut donc déplacée à Courbaril ; l’église fut construite en dur, là où elle se trouve encore. Les bateaux abandonnèrent Vieux-Fort et Moustique pour venir dans la baie de Saint-Louis, l’une des plus belle baie naturelle de la Caraïbe.

A la fin du XIXème siècle, la canne à sucre connut un important développement au détriment du café et du coton qui ne couvraient, à ce moment, que quelques hectares. Saint-Louis compta jusqu’à 25 sucreries.

En 1951, le bourg comprenait une soixantaine de maisons, la plupart de petites cases en planches. Dans la campagne, l’habitat fort dispersé était encore plus pauvre, desservi par un réseau routier restreint et difficilement praticable.

Références : Les communes et les Bourgs de Marie-Galante de M. BARBOTIN.